The Dog Stars arrivera dans les salles françaises le 26 août, après une avant-première mondiale organisée à Londres le 20 août. Jacob Elordi y incarne Hig, un jeune pilote qui survit dans un monde ravagé aux côtés de Bangley, militaire survivaliste joué par Josh Brolin. Une transmission radio pousse finalement Hig à quitter le périmètre relativement sûr qu'ils se sont construit.

Le film adapte le roman de Peter Heller avec un scénario de Mark L. Smith. Margaret Qualley, Guy Pearce, Benedict Wong et Allison Janney complètent la distribution. Jusque-là, on pourrait presque ranger le projet dans une case post-apo familière : survivants, avion, isolement, armes, territoires désertés. Scott semble surtout intéressé par ce qui se passe quand les personnages cessent de simplement tenir debout.

Plusieurs caméras, et pas forcément une deuxième prise

Le reportage publié par 20th Century Studios le 21 août s'attarde sur la façon dont Scott filme ses acteurs. Le réalisateur explique qu'il préfère couvrir une scène avec plusieurs caméras afin de laisser les interprètes jouer avec davantage de liberté. Une prise peut ainsi être conservée même si elle dévie légèrement de ce qui était prévu.

Scott parle notamment de ces accidents heureux qui peuvent apparaître en cours de jeu. Là où un réalisateur pourrait interrompre la scène pour replacer quelqu'un, lui préfère parfois continuer à tourner et voir ce que l'imprévu produit. La multicaméra n'est donc pas présentée uniquement comme une machine à aller vite. Elle évite aussi de reconstruire artificiellement un instant qui vient de fonctionner.

Reuters confirme que l'essentiel de The Dog Stars a été tourné en décors naturels en Italie avec plusieurs caméras. Pour Jacob Elordi, l'échelle du tournage était immense. Il a aussi passé une bonne partie de son temps dehors, notamment avec Rak Jasper, le chien qui accompagne Hig.

Josh Brolin a eu besoin d'un moment pour comprendre ce qui se passait

Cette méthode n'a pas immédiatement rassuré tout le monde. Dans un entretien accordé à Empire et repris notamment par TheWrap, Josh Brolin a raconté avoir très mal vécu son premier contact avec le fonctionnement du plateau. Peu de répétitions, beaucoup d'histoires racontées par Scott et une impression de ne pas retrouver les repères qu'il attendait : l'acteur a appelé son agent après la première journée en envisageant sérieusement de partir.

Il est resté. Scott lui a ensuite montré une scène tournée avec Jacob Elordi, et Brolin a commencé à comprendre ce que le réalisateur cherchait à obtenir. Après un ou deux jours d'adaptation, son jugement s'est complètement déplacé : l'absence de confort qui l'avait d'abord déstabilisé est devenue précisément ce qu'il trouvait créatif dans l'expérience.

Ce n'était pourtant pas leur première rencontre. Scott avait déjà dirigé Brolin dans American Gangster, sorti en 2007. Dix-neuf ans plus tard, l'acteur a donc découvert une version du cinéaste qui travaille encore plus vite et protège moins les habitudes de plateau.

Une fin du monde sans zombies

The Dog Stars se déroule après une pandémie qui a décimé une grande partie de la population, mais Scott ne veut pas que son film se résume à attendre la prochaine menace derrière une porte. Lors de l'avant-première londonienne, il a insisté sur l'absence de zombies et sur la nécessité de conserver de l'optimisme dans cette histoire.

Michael Pruss, producteur du film, décrit de son côté le récit comme une sorte de parabole. La désolation produit d'abord de la solitude ; le mouvement du film consiste ensuite à retrouver un rapport à la nature et aux autres. Il ne promet pas un grand bain de bonheur pour autant. Le scénario reste post-apocalyptique, avec ce que cela suppose de méfiance et de violence.

La nuance est plus intéressante que la traditionnelle question de savoir comment survivre à la fin du monde. Hig possède déjà un refuge, un avion et un partenaire capable de se défendre. Ce qui le remet en mouvement est une voix captée à la radio.

Ridley Scott revient à la science-fiction

Reuters présente The Dog Stars comme le retour de Scott à la science-fiction après presque une décennie. Le réalisateur expliquait à Londres avoir réagi immédiatement au scénario de Mark L. Smith parce que le texte fonctionnait déjà sur la page. Pour quelqu'un qui répète régulièrement qu'un film commence par un bon scénario, la cohérence est presque suspecte.

La sortie française interviendra le 26 août, avant la date américaine fixée au 28 août par 20th Century Studios. À ce moment-là, la méthode multicaméra cessera surtout d'être une anecdote de plateau : on pourra voir ce qu'elle laisse réellement dans les scènes.